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Bach come-back


Jean-Sébastien Bach, après deux siècles et demi d’absence, revient parmi nous et nous fait face… Comme s’il était naturel pour cet immense compositeur de revenir parmi les vivants à sa guise et de monter sur scène pour prendre la parole et évoquer quelques moments clés de sa vie, de son œuvre…

Au passage, il en profite malicieusement pour faire une sorte de « mise au point » sur les nombreux préjugés dont il a pu être victime.

On a tant écrit sur Bach, sur sa musique... mais que sait-on de l’homme ? Rien, presque rien : et si les biographes ne peuvent inventer à leur guise ce que l’histoire a oublié, il est à parier que les revenants ont une plus grande liberté de mémoire...

Les musiciens se répondent tout au long du spectacle, interrompant ou accompagnant le récit du “Kantor de Leipzig”, en interprétant des extraits des “sonates et partita” pour violon, et des “suites” pour violoncelle. Ces pièces font partie des premières compositions profanes de Bach. Elles ont été composées au même moment : En 1720. C’est un moment clé de la vie de Bach, un moment libératoire du point de vue artistique, mais douloureux dans sa vie affective puisque sa première femme meurt dans ces années-là.


Il s’agit de tenter de rendre sa dimension humaine à ce géant de la musique en le rendant présent, au-delà de sa musique, physiquement. Une présence qui dialogue avec les vivants d’aujourd’hui comme pour mieux les inciter, qui sait, à entendre mieux ; comme une invitation à suivre un peintre présentant sa propre exposition. Il manque parfois à l’oeuvre cette présence pour que nous puissions nous rapprocher encore, cesser de nous laisser intimider par elle... Et puis Bach, toute sa vie a enseigné sans relâche la musique, il s’est adressé durant des années à ses élèves pour faire passer son exigeante passion...

Pourquoi ne pas être, le moment d’une représentation, nous aussi, des oreilles captives à cette passion de Bach : être à l’écoute d’une vie baignée de musique, être à la fois dans sa vie et dans sa musique puisqu’il n’exista pour cet homme aucune séparation entre sa vie et sa musique.


Une tentative osée pour « désacraliser », dépoussiérer si besoin, l’image que nous nous sommes faite de ce compositeur.

Car il ne faut pas s’y tromper, ce spectacle ne se contente pas d’être un hommage, respectueux et “musicalement” correct, il a sa part de décalage, d’humeur contemporaine et même, disons-le, d’impertinence. Un Bach qui ne sortirait pas d’un musée, mais un Bach, qui ferait dire, comme à une spectatrice, lors d’une première lecture publique à Airvault : “Ça donne vraiment envie d’écouter du Bach !”

Création 

le 6 décembre

2008

Salle Agnès Varda

Juvisy-sur-Orge

Durée du spectacle

1h.15