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Le Dico de ma langue à moi

Des noms communs et des noms propres, qu’il écorche ou qu’il sublime, qu’il suppose et soupèse ou qu’il supervise après qu’on lui propose.

Le Républicain, 2004


Ces deux opuscules résument la philosophie de l’auteur. Une pensée qui n’incline pas à la mélancolie, à en juger par les définitions qu’il donne de quelques personnalités en vue ou de simples mots du quotidien. C’est incisif et drôle, souvent décalé et terriblement poétique.

Ô Toulouse, 2002


(…) Il y a un univers à révéler derrière les définitions conventionnelles des mots : il faut savoir pénétrer dans leur intimité. (…) le poète qui sommeille en chacun de nos grands auteurs de dictionnaires et qui n’a pu, dans l’exercice premier du lexicographe, exprimer l’envers, le dessous, les courants souterrains du lexique, tentera presque toujours de voyager à sa manière, au-delà du rationnel des définitions officielles. Il n’est pas jusqu’au modeste biographe des lexicographes, le « dicopathe » qui écrit ces quelques lignes, qui ne rêve d’échapper à la sémantique officielle du mot. C’est qu’il faut du courage pour se lancer sans filet dans l’interprétation intime des vocables. Jacques Dor ouvre magnifiquement la voie, la voix aussi d’ailleurs, parce qu’il fait chanter le mot dans tous les sens du terme. Le lexique n’a d’ailleurs pas eu le choix : le poète a su obtenir les aveux complets des mots, même des plus récalcitrants (…)


Jean Pruvost - professeur de linguistique à l’Université de Cergy-Pontoise - directeur du laboratoire de recherches Metadif (CNRS) – Conservateur du Musée du dictionnaire.



Bonjour,

On ne se connaît pas… mais je tenais par la présente, comme on dit, à vivement vous remercier pour votre contribution à l’amélioration de mes conditions de travail.

En effet, je suis prof dans un lycée où, comme partout ailleurs, les élèves peinent parfois à garder l’énergie, le moral, l’optimisme…, nécessaires à l’aventure commune toujours renouvelée que constitue une heure de cours. En bref, il arrive qu’ils soient plus enclins à soupirer qu’à sourire même si je passe mon temps à essayer d’inverser la proportion en ma faveur. Or, voilà que mes ressorts habituels commençaient à s’épuiser (jeux de mots vaseux, mimes grotesques, pensées du jour etc…) lorsqu’un ami m’a transmis le dico et miracle… !, Son usage régulier rallume dans les yeux de ces chers petits l’étincelle que je croyais étouffée à jamais. Deux minutes à peine de lecture à haute voix en début de cours, en sélectionnant selon l’humeur, une raillerie, une vérité bonne à dire, un poème… me permettent d’obtenir au bas mot quarante minutes d’attention surtout si je leur promets une autre lecture à la fin de l’heure… de plus, la préparation est minime : il suffit de souligner à renforts de crayons de couleur les définitions les plus « porteuses » (à côté d’adolescents, j’aurais pu annoter par exemple : « à éviter de lire aux classes ne maîtrisant que partiellement l’autodérision ou le second degré, à côté de bistouquette… : citer le mot en feignant de censurer la définition puis se raviser en promettant de la lire « seulement si vous êtes sages »- … etc.)


Bref, ce n’était sans doute pas son objet premier, mais je peux vous assurer qu’à toutes les fonctions imaginées par vous ou par d’autres attachées à ce bouquin, vous pouvez ajouter sans vergogne celle d’auxiliaire pédagogique.

Enfin, et ce n’est pas la moindre de ses qualités, le dico engendre le vagabondage et tout à l’heure, j’ai mesuré le degré d’intoxication en me surprenant à considérer mon taille-crayon d’une autre manière…

Taille-crayon : ustensile en métal proche de la famille des castors ayant pour fonction, à l’instar du retour du printemps, de nous redonner bonne mine.

Comme vous le laissez entendre dans la préface, j’espère que vous travaillez âprement à une autre version, car je risque d’épuiser toutes les potentialités du premier dico avant la fin de l’année scolaire… !

Cordialement. 


Loïc E., prof du côté de Toulouse.

Mail envoyé à Jacques Dor par Loïc E.

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